Le grand Autre dans les trois structures cliniques? PARIS 9

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Le grand Autre dans les trois structures cliniques? PARIS 9

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Fernando de Amorim

Paris, le 17 octobre 2016

 

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Il est impossible de grandir en étant coller à un discours binaire, à la relation imaginaire. Pour devenir adulte, l’enfant doit s’extirper de la relation qu’il a avec ses parents. La première extirpation dans le réel doit être suivie d’un écartement imaginaire. Si dans le premier cas de figure nous trouvons le bistouri, dans le second nous trouvons la castration symbolique.

 

Par structure, les parents représentent le grand A. Dans la figure ci-dessous (Fig. 1), le premier A majuscule – privé d’une partie de sa structure – représente le grand Autre dans la psychose. Je n’entre pas dans la discussion de savoir si l’un ou les parents sont psychotiques. Je pars du principe que l’enfant a choisi d’incarner ce grand Autre-là. De même, pour la névrose et la perversion. Le deuxième grand A, avec une barre bleue entrecoupée représente le grand Autre dans la névrose. Enfin, le grand Autre complet et sans barre représente le grand Autre dans la perversion.

 

Dans ce dernier cas de figure, il est possible de trouver le masochisme supportable par l’être, au point de ne pas demander de l’aide aux analystes, psychistes – psychologues, psychiatres, psychothérapeutes – et psychanalystes, jusqu’à l’extrême psychopathie, comme dans le cas des agresseurs et violeurs des faibles (enfants, femmes, personnes âgées), et les meurtriers.

Ainsi, la figure 1 représente l’état du grand Autre dans la psychose, la névrose et la perversion, au moment où a) le patient arrive chez le clinicien – c’est une hypothèse –, mais surtout lorsque b) le clinicien arrive à poser le diagnostic – diagnostic confirmé à partir des dires venus de la bouche du patient, et surtout du psychanalysant – sous forme d’association libre. Dans ce cas de figure, les dires tombent comme un fruit mûr.

 

Le clinicien ne doit pas s’occuper trop du moi. Ce dernier est là pour déranger l’opération. Mais il faut faire avec cet écornifleur importun et indélicat et, surtout, inévitable.

 

Une fois posé le diagnostic, la visée du clinicien est, dans le cas du psychotique, à la sortie d’une psychanalyse, d’avoir construit un tombolo pour que le moi puisse vivre socialement (Fig. 2). Dans le cas du névrosé, la visée est de construire, avec l’aiguille de la castration et le fil de l’association libre, les barres de l’Autre en faisant des sutures de castration. Dans le cas du pervers, la visée est de construire la rade – bassin naturel ou artificiel où les bateaux peuvent s’abriter – pour qu’à la sortie de la psychanalyse, celui-ci puisse mouiller, le mouillage est un terme de marin qui désigne un abri sûr pour une embarcation.

 

Le lecteur remarquera que dans les trois cas, la visée proposée pour l’opération clinique concernant le grand Autre dans la psychose, névrose et perversion passe par la construction.

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