Souffrir d’anorexie et prendre rendez vous pour en parler, paris 9è

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Souffrir d’anorexie et prendre rendez vous pour en parler, paris 9è

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Souffrir d’anorexie

 

L’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie, font partie des symptômes liés à l’alimentation.  Je me limiterais ici uniquement à l’anorexie mentale.

 

Si j’utilise le mot symptôme, c’est parce que les personnes qui viennent rendre visite au psychanalyste ou au psy – c’est-à-dire : psychiatre, psychologue ou psychothérapeute –, disent souffrir de la relation qui est la leur avec l’alimentation ou la nourriture, selon leur termes. Cette relation se caractérise par la perte d’appétit (anorexie) et par la peur obsédante de grossir et par la volonté ravageuse de maigrir (anorexie mentale).

 

Si l’anorexie est un symptôme qui correspond à la perte d’appétit – il est possible de trouver cela chez des patientes qui, face à une détresse amoureuse, arrêtent de manger, perdant ainsi du poids –, l’anorexie mentale est une entité clinique connue depuis le XIVe siècle, je pense à Catherine Benincasa, la future Sainte Catherine de Sienne. Mais même ici, il est important de mettre en évidence la souffrance et le bénéfice, dans son versant agressif, du symptôme.

 

Dans l’anorexie mentale, la patiente est en lutte constante pour perdre du poids. Cela peut avoir des conséquences organiques graves. Dans les cas extrêmes, la personne peut mettre sa vie en péril. Dans l’anorexie mentale, la patiente a peur de grossir, de prendre du poids. Ces formules sont répétées quotidiennement par les patientes et, pour ne pas grossir, elles exercent sur elles-mêmes une restriction alimentaire drastique.

 

Comme dit plus haut, même si la faim est au rendez-vous, la patiente souffrant d’anorexie mentale s’empêche de se nourrir. Les causes sont complexes mais, pour saisir le cœur de l’anorexie, comme de l’anorexie mentale, le clinicien ne peut pas se passer d’examiner avec la patiente ce qui lui arrive, en consultation. Supposer un gène ou un risque familial, qui laisserait sous-entendre une organisation biologique de l’anorexie ou de l’anorexie mentale, n’a pas, pour l’heure, réussi, cliniquement, à me convaincre. Je préfère le travail clinique d’examiner, avec le patient, son histoire.

 

Il est important que le psychanalyste, le psychiatre ou le psychologue ne passe pas à côté du registre médical de l’anorexie car elle peut être provoquée par une maladie organique, un cancer par exemple, ou encore par des infections, qu’elles soient bactériennes ou virales. Comme évoqué plus haut, la personne qui a perdu l’appétit car séparée de son amoureux, est la preuve que, l’angoisse, la dépression, la tristesse, un choc émotionnel, peuvent être des déclencheurs de l’anorexie. Dans le cas de l’anorexie, comme de l’anorexie mentale, le diagnostic doit être posé par des cliniciens habitués à travailler avec des personnes ayant des symptômes liés à l’alimentation. Il me semble important que le diagnostic ne soit pas fait dans la précipitation et qu’il soit une décision collégiale, et de plus, élément nouveau, avec la participation active de la patiente. Dans ce sens, le diagnostic posé à partir du DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) me semble hasardeux. Il y a des spécificités dans la clinique avec des personnes souffrants d’anorexie telle que la restriction radicale d’alimentation, avec ou sans crise de boulimie, avec ou sans prise de purgatifs. De là, j’insiste, l’importance d’examiner au cas par cas, sans précipitation. S’il faut nourrir la clinique de l’anorexie en particulier, et la clinique en générale c’est avec le transfert, c’est-à-dire, la relation particulière entre patient et clinicien. C’est à partir de cette relation que pourra naître un savoir sur le message codé du symptôme et la souffrance et le bénéfice qu’il apporte à la vie du patient.

 

Si vous souffrez d'anorexie, si quelqu'un de votre entourage en souffre, n'hésitez pas à prendre rendez vous en cliquant sur le bouton - contactez nous- ci dessous. 

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