Sortie de psychothérapie chez le psychotique

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Sortie de psychothérapie chez le psychotique

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Les bricolages de l’être de structure psychotique pour être dans le monde

Troisième tentative de théorisation avec une proposition de politique clinique

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Fernando de Amorim

Paris, le 26 juin 2017

 

 

 

Les bricolages – la suppléance, le nom-du-père, le quatrième nœud – de l’être pris dans la structure psychotique ne sont pas des structures, contrairement à ce qu’avaient pensé un psychiatre et une psychologue qui réagissaient à ma deuxième tentative de théorisation ; ce sont des articulations entre l’imaginaire et le symbolique avec pour objectif d’éviter la forclusion.

 

 

 

 

Dans un premier temps de la cure, le clinicien doit opérer pour réussir le bricolage, qu’il soit un nom-du-père, un quatrième nœud ou une suppléance, le tout soutenu par le transfert. Une fois le bricolage réussi, le moi développe la tendance à donner du sens (Fig. 1). C’est la dimension un peu gênante de l’affaire. Gêne qui pourra être rectifiée avec la castration produite dans la séance et par la technique de l’écarteur (http://www.rphweb.fr/details-la+technique+de+l+ecarteur+-200.html).

 

Ainsi, si le psychanalyste a travaillé pour installer la relation symbolique (transfert) et imaginaire (bricolage), il continue, dans la position d’objet a, la deuxième partie de sa stratégie clinique sera consacrée à installer la castration. Pour cela, il continuera à nourrir la relation transférentielle – en donnant régulièrement des séances –, et par la technique de l’écarteur – en augmentant à souhait, et selon les critères cliniques déjà évoqués dans d’autres textes, le nombre des séances –, quand le réel devient imposant.

 

La stratégie est de faire en sorte que l’être puisse, dans sa vie, danser avec le réel, dégonfler l’imaginaire et pour cela, faire usage du symbolique.

 

Cependant, il faut mettre en évidence, dans le cas du sinthome borroméen (Lacan, XXIII, 94), que le nœud ne saisit le symbolique à aucun instant (Fig. 2).

 

 D’où l’importance du transfert, de l’asile, des psychotropes pour contenir l’être. D’où l’importance du transfert, écris-je. Le transfert est le moyen que le clinicien possède pour contenir la folie et éviter le passage à l’acte. Comme ce transfert ne se maintient pas tout seul, c’est ici qu’entre le désir du psychanalyste. Plus ce désir du psychanalyste est dévoilé, réveillé, poli tôt, plus la clinique et la société auront la possibilité de créer de nouvelles possibilités pour la libido de l’être psychotique. Ce qui soutient un jeune d’une vingtaine d’années avec un psychotique c’est sa disponibilité, son désir de savoir, de gagner sa vie avec son travail et c’est d’être poussé par la libido qui, à son âge, sort par tous les pores.

 

Un praticien expérimenté, voire proche de la mort, n’aura pas autant de désir pour assurer la cure avec les psychotiques qui, soit dit en passant, « est un cadeau » et «  pas la mer à boire ».

 

Un psychotique c’est pour la vie. La vie du clinicien ou la vie du psychotique.

 

Tout le monde y gagnera si nous confions officiellement – par voie administrative, c’est-à-dire, en accord avec le Ministère de la santé et le Ministère de l’enseignement supérieur –  aux jeunes cliniciens en début d’étude, et si tel est leur désir, des patients psychotiques désireux de faire une psychothérapie.

 

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