L’homosexualité chez les enfants

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L’homosexualité chez les enfants

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Il est incohérent de parler d’homosexualité chez les enfants, garçons ou filles. Dès le milieu du XIIIe siècle, incohérence était définie comme manque de liaison, de suite, de lien logique.

 

Dire qu’un enfant est homosexuel n’indique pas son choix sexuel. Profitons-en pour signaler que l’homosexualité n’est pas une maladie, c’est un choix sexuel. Ce choix est-il pervers ? Oui, au sens d’un évitement du rapport avec le sexe féminin pour l’homosexuel et du pénis pour la lesbienne.

 

Il est grand temps de sortir de la notion de perversion comme changement du bien en mal, telle qu’était sa définition aux alentours de 1444.

 

Pour revenir à l’homosexualité chez l’enfant, il est vrai que quelques adultes disent être homosexuels depuis qu’ils sont enfants, c’est ce que j’appelle l’homosexualité en tant que structure, qui est différente de l’homosexualité en tant que symptôme.

 

Dans l’homosexualité en tant que structure, l’enfant n’a pas eu l’appui essentiel des adultes qui l’entouraient pour devenir homme ou femme, pour grandir dans le génie de son sexe, comme m’avait rappelé Edith de Amorim en citant Françoise Dolto. Cet appui se caractérise par la castration, pour l’enfant et pour l’adulte qui l’entoure, ce qui signifie qu’il sera épaulé pour grandir et devenir un adulte autonome. Régulièrement dans le choix homosexuel, l’enfant cède de son désir de grandir pour continuer à servir la position privilégiée et aliénante, de l’adulte aimé. Une mère trop aimante qui érotise la relation avec son fils, une mère dépouillée de féminité ou trop masculine peut mettre un terme au désir de l’enfant d’aller vers d’autres horizons. Personne ne naît homosexuel ou hétérosexuel. Ces choix sont faits dans la relation avec les adultes qui entourent les enfants. Pour la fille qui devient lesbienne, nous trouvons ces mères effacées, des pères qui imposent le respect mais qui sont dans une relation maternelle avec leurs épouses.

 

Bien entendu, il s’agit ici d’esquisses des voies trouvées jusqu’à présent sur la constitution de la structure sexuelle qu’est l’homosexualité masculine ou féminine. Le dénominateur commun pour les adultes et l’enfant dans les deux cas est l’absence de castration : l’adulte n’est pas à sa position et l’enfant n’est pas épaulé pour construire la sienne, en tant qu’adulte apaisé. Les homosexuels se comportent comme des enfants et les lesbiennes comme des hommes, psychiquement parlant.

 

Dans l’homosexualité comme symptôme, quelques personnes peuvent arriver en consultation en se présentant en tant qu’homosexuels. Quelques temps après le début de la cure, ils découvrent que cette homosexualité avait une autre fonction que celle du plaisir lié à une vie sexuelle spécifique aux homosexuels, à savoir, le plaisir strict des pénétrations anales et des fellations pour l’homosexuel sans pénétration vaginale, et le frottement des organes féminins et cunnilingus sans pénétration pénienne pour les lesbiennes.

 

L’idée que la psychothérapie – ou la psychanalyse – peut transformer un homosexuel en hétérosexuel est vraie. La raison est due au fait qu’il n’était pas un vrai homosexuel. De là mon expression homosexualité en tant que symptôme et non pas en tant que structure.

 

Le vrai homosexuel vit et toute la société se doit de le protéger des attaques des abrutis, des fanatiques, des intolérants.

 

Cette tolérance d’un psychanalyste, à l’égard de l’homosexuel, de l’autiste, du psychotique, réveille la haine de l’hère, homme ou femme, hétéro ou homo. Cette haine est la frustration et la douleur de ne pas être ce qu’il désire devenir et que, pour l’heure, il méconnait.

 

 

 

 

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