Lettre au Premier Ministre

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Lettre au Premier Ministre

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 Fernando de Amorim

Paris le 30 juin 2017

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Depuis 1993, au moment où Madame Simone Veil était nommée Ministre d’Etat, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Edouard Balladur, j’ai pris l’habitude d’écrire au Ministre de la Santé, au Premier-Ministre et au Président de la République pour proposer la création des consultations publiques de psychanalyse, voulu par Freud en 1918.

 

Par ces courriers réitérés, je ne fais pourtant pas de la création des CPP une croisade. J’expose au gouvernement le résultat d’une expérience clinique qui produit des effets concrets au quotidien des français.

 

Selon Le Point du 29 juin 2017, vous dénoncez le dérapage (8 milliards d’euros) du gouvernement précédent. Vous signalez aussi que vous allez prendre des mesures d’économies mais sans augmenter les impôts.

 

Monsieur le Premier Ministre, la santé mentale en France coûte énormément. Je ne vous apprend rien et les chiffres (109 milliards d’euros annuels, soit 5% du PIB, imputables aux maladies mentales) sont là pour nous rappeler qu’il est urgent de proposer des solutions qui puissent être utiles à nos concitoyens, sans augmenter les dépenses.

 

Ainsi je réitère ma proposition de création des CPP, Consultations publiques de psychanalyse, pour désengorger les CMP, les services de médecine et d’urgence hospitalière, les consultations chez le médecin généraliste et les prises de médicaments, quand il s’agit d’angoisse et de détresse psychique de tout ordre. Ces affects sont curables par la parole et non par des molécules, sauf lorsqu’il faut contenir l’être souffrant. Les mesures actuelles et précédemment citées de la prise en charge de la santé mentale en France sont onéreuses pour la société et nous ne pouvons pas faire des économies de cette manière. Surtout, que personne ne voit le retour humain en construction sociale et subjective en apaisement, de cet investissement d’argent. 

 

La première CPP existe à Paris dans le IXe arrondissement grâce à mes ressources.

 

L’expérience de la première CPP est une réussite (37 000 consultations en 2016, 1 040 000 euros de revenus avant impôt pour la totalité des 18 membres de mon équipe, avec diminution d’hospitalisation, de prise de médicaments et les coûts financiers qui s’ensuivent. Pas un seul cas de suicide). Le tout sans subvention ni aide de l’Etat.

 

Je vous demande l’organisation d’une réunion pour me permettre d’exposer de vive-voix ce projet avec les décideurs de votre gouvernement. Je vous demande de me confier pendant six mois, les clés d’un bâtiment public fermé après dix-sept heures, une salle de Mairie par exemple, pour que je puisse installer les étudiants qui, à leur tour, pourront recevoir des patients. Nous avons des locaux en France où les étudiants peuvent recevoir des patients et ces patients ne seront pas remboursés car le traitement est de leur responsabilité. A la CPP, les personnes payent selon leurs moyens. Les étudiants versent cet argent à l’association et quand ils acquièrent leur diplôme, ce qu’ils reçoivent de leur activité clinique ils le déclarent aux impôts comme n’importe quel français.

 

Il nous faut l’accord du ministère de l’enseignement supérieur et du ministère de la santé. Le tout ne pourra pas se faire sans les professeurs universitaires, les psychanalystes et surtout sans votre appui.

 

J’ai l’honneur de vous prier d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

 

 

 

Docteur Fernando de Amorim

CPP-Paris IXe

Directeur

 

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