Le temps d'une psychanalyse, paris 9

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Le temps d'une psychanalyse, paris 9

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Fernando de Amorim

Paris, le 6. XI. 2012

 

 

 

Il est vrai que les psychanalyses sont, généralement, longues. Le champ opératoire est l’inconscient or ce dernier méconnaît le temps chronologique.

 

Il convient d’ajouter que l’être qui vient rendre visite au psychanalyste n’est pas immédiatement décidé et il a ses raisons de ne pas savoir sur le désir qui l’anime. Dans un premier temps il veut payer le prix de l’amour de transfert. Pour le prix à payer pour savoir sur le désir, il semble nous dire : on verra plus tard !

 

Ainsi, le psychanalyste doit faire usage de ce qu’il a sous la main : le transfert, pour produire un effet de subjectivation, c’est-à-dire, que l’être puisse occuper la position de sujet de sa vie et dans sa vie.

 

Les thérapeutes non-psychanalystes qui proposent des cures rapides, ne veulent pas se coltiner avec ce labeur. Ils finissent par nourrir le symptôme et la naissance d’un sujet. ????

 

Les psychanalystes, eux aussi aimeraient que les cures soient plus rapides. Cela ne les dérangerait pas du tout. Cependant, la psychanalyse nous a appris que pour arriver au simple du désir – puisque le désir produit du simple, du fluide, de l’élégance – il faut se coltiner à la résistance.

 

Et pour venir à bout de la résistance, eh bien ! il faut des muscles, de la souplesse, de l’habilité.

 

Et cela est du côté du désir de psychanalyste.

 

 

 

 

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