Le médecin vu par le patient, paris 9

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Le médecin vu par le patient, paris 9

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Fernando de Amorim

Paris, le 23. III. 2012

 

 

Le projet de santé mentale pour la France est au cœur de tout projet de vie, grand ou quotidien, d’un candidat, d’une ménagère, d’un étudiant, d’un professionnel a fortiori. Ce projet – aujourd’hui – est fortement indexé sur les indices de la dette publique ; or, peut-on étayer un projet comme celui de la santé mentale en partant du principe qu’il faut procéder à coupes sombres, très sombres, autrement dit chercher à faire du moins avec du moins ? 

Le projet de santé mentale pour la France qui doit nous animer en tant que candidats à la Présidence de la République, politiciens, population et professionnels de santé mentale, est de diminuer les dépenses ou d’améliorer les résultats de notre investissement financier dans le champ de la santé.

 

Il sera très difficile, je dirais même cela nous poussera vers la catastrophe si les gens sont arrêtés parce que quelques médecins les poussent à se faire arrêter pour « après démissionner » ou « parce que je [le médecin] vous [la patiente] trouve bien fatiguée ».

 

Dans le premier discours, ma patiente n'en croyait pas ses oreilles. Quatre fois elle est revenue sur la gentillesse de son médecin de penser à elle, mais elle « préfère aller travailler à rester chez elle sans rien faire ».

 

Dans le deuxième cas, en lui proposant huit semaines avant son accouchement au lieu de six, ce médecin, plein de bonnes intentions, va lui proposer un congés pathologique. Et la patiente d’y répondre : « Mais je ne suis pas malade ! ».

 

Les raisons psychiques de ces deux patientes sont inconnues à ces deux médecins. Leurs propositions ne sont pas thérapeutiques.

 

Il me semble que le moment est venu pour que, avant de proposer une voie thérapeutique, le médecin puisse demander à sa patiente : « Êtes-vous en psychanalyse et chez qui ? ».

 

Ces deux questions ouvriront au médecin des indicateurs sur le: comment diriger son traitement médical.

 

J'ai l’habitude de dire que nous avons un niveau d’excellence en France, mais que ces excellences ne sont pas articulées entre elles. Donc, cela fait une sorte de milliers d’îlots d’excellence qui vivent dans une fausse autonomie.

 

Ma proposition est que les médecins comptent davantage avec les psychanalystes. Il est impossible d’assurer un traitement médicamenteux sans prendre en compte la structure psychique du patient. Et cela ne s’apprend pas en faculté de médecine. Cela s’apprend en école de psychanalyse et ayant soi-même comme celui qui va d’abord goûter le médicament. La clinique du partenariat vise à créer un réseau où les médecins peuvent se référer pour adresser un patient à un psychiste de son choix, par Internet, et savoir ainsi à qui le patient à été adressé.

 

Nous n’avons pas attendu Monsieur Accoyer pour savoir à qui on adresse un patient. Quand le patient n’est pas bien accueillit, nous apprenons et tout naturellement nous n’adressons plus de patient au psychanalyste ou au médecin en question.

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