La relation conflictuelle mère/fille

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La relation conflictuelle mère/fille

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Il est impossible de devenir femme si la fille ne tire pas au clair son rapport à sa mère. Je ne parle pas de relation mais de rapport. Dans la relation, l’être – la fille en l’occurrence –, témoigne, narre comme le fairait un voyageur à propos d’une expédition lointaine. La relation suppose lien.

 

Dans le rapport, l’être s’implique avec ses affects malveillants, avec sa mauvaise foi, son agressivité. Dans le rapport, il y a fossé, séparation.

 

Ces femmes qui n’arrivent pas à grandir, qui font de leur vie sexuelle un désert, voire un oasis desséché de désir, qui transmettent à leur fille une image de femme issue de traditions obsolètes, habituellement construite par des hommes incapables d’aimer et peureux de l’énigme qui porte le trou noir, comme disait Sigmund Freud, sont prisonnières de cette image et, par conséquent, de la possibilité d’avoir une relation avec leur mère.

 

La fonction de mère ne concerne plus la fille quand cette dernière est devenue pubère. La fonction d’une mère est de préparer sa fille à devenir une femme bien, intime de son corps et désireuse d’aller de par le monde la tête haute, non pas couverte d’un foulard ou équipée de faux seins pour répondre à la demande des abrutis et des bêtes sauvages qui se prennent pour des hommes.

 

Ces femmes qui n’ont pas la disposition à quitter la jupe de leur maman forgent des filles peureuses, indécises quant à leur avenir, leur intelligence et leur sexualité.

 

Je responsabilise toujours l’adulte quand ça cloche chez les enfants. Ma visée clinique, dès qu’un adulte appelle pour une psychothérapie pour son enfant, consiste à, au moment où l’enfant ne veut plus venir, proposer au parent de venir occuper cette place vacante.

 

L’enfant fait le symptôme pour signaler à l’Autre, ici dans la position de clinicien – qu’il soit psychologue, psychiatre, psychothérapeute ou psychanalyste – que lui, l’enfant, endosse ce qui fait souffrir chez les adultes qui l’entourent.

 

Comme adultes immatures ils ne sont pas assez courageux pour prendre rendez-vous pour eux-mêmes et ils font de la vie de leurs enfants un enfer, jusqu’à ce que ces derniers commencent à devenir obèses, anorexiques, rencontrent de difficultés à l’école, commencent à se droguer.

 

C’est le moment choisi par les parents pour chercher de l’aide… pour l’enfant.

 

La vie sexuelle est un des moments les plus agréables de la vie d’une jeune fille et ce moment est gâché par des mères et des pères qui veulent que leur fille se marie pour des raisons de convenance sociale, clanique ou pour donner des papiers au cousin qui s’emmerde au bled.

 

Au contraire d’apprendre sur la vie sexuelle avec leur mère, ces filles apprennent sur Internet, couchent dans l’ignorance et avortent dans la souffrance morale et corporelle.

 

Il n’y a pas de relation entre fille et mère. D’où le conflit. Il y a rapport. Ce rapport est basé sur une impossibilité existentielle pour la fille de continuer sa vie selon les préceptes maternels. La fille deviendra une femme si elle prend en charge son désir.

 

 

 

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