Faut-il dire aux enfants adoptés qu’ils l’ont été ? Paris 9

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Faut-il dire aux enfants adoptés qu’ils l’ont été ? Paris 9

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Si vous ne vous sentez pas à l’aise de lui parler, contactez le 01 47 70 56 02. Un psychothérapeute ou un psychanalyste pourra vous aider à apprendre à parler sans détour et avec tendresse d’un fait qui vous concerne et votre enfant également.

 

Les parents doivent dire à l’enfant qu’il a été adopté mais il faut le faire en prenant en considération que l’enfant entre dans un monde dans lequel il n’a aucun repère : il a vécu dans un autre ventre, les sons qu’il a entendu ne sont pas les mêmes, les paroles ne sont pas les mêmes. La différence est immense, même si la mère adopte en fait son petit-fils, comme cela se faisait à une époque, pas si lointaine que cela …

 

L’adoption est une chance pour l’enfant et, même s’il trouve à redire sur ses parents d’adoption à l’adolescence – aucun parent n’y échappe, indépendamment de sa nationalité, culture ou religion – ces derniers lui ont offert la possibilité de vivre dans un pays et dans une société beaucoup plus accueillante et pleine de possibilités. Sans pour autant chercher à dénigrer son pays d’origine, il est important qu’il sache cela sans détour.

 

L’adoption doit être introduite dans le discours de l’enfant dès le plus tendre âge. Cela évitera le sentiment de trahison qu’expriment quelques personnes qui découvrent qu’elles ont été adoptées alors qu’elles en sont au troisième âge, l’âge adulte ou à l’adolescence.

 

Plus vous parlerez tôt à votre enfant de son adoption, mieux ce sera. Cela peut être fait sous forme d’histoire : nous sommes partis de France pour aller dans le pays où tu es né ! Il faisait chaud, froid, c’était un lundi 19 juin, etc.

 

Nous sommes tous faits d’histoires. Très rarement, celles-ci sont vraies. Que nous soyons nés de géniteurs parents ou de parents qui nous ont adopté.

 

Racontez des histoires humaines, pas avec des animaux qui ont perdu leurs parents, genre Bambi. Une telle perspective animalise la relation avec l’enfant. Adopté ou non, l’enfant est fils de l’Homme. Son histoire se doit d’être rattachée à des histoires humaines où la parole est la boussole.

 

Représenter son histoire ce n’est pas la reconnaître. Représenter son histoire c'est mettre des mots où ils ne sont pas encore. Parfois ils n’y seront jamais. Et cela ne doit pas être un empêchement pour que l’enfant se construise.

 

La perspective avec l’enfant adopté est de construire son avenir et non pas de rester à regarder son passé.

 

Vous pouvez tout simplement lui demander s’il veut savoir quelque chose sur son histoire. S’il dit oui, vous la lui raconterez avec vos mots adaptés à son âge, un peu de son histoire, tout en restant à sa disposition pour la lui raconter encore un peu plus tard.

 

Il n’y a pas de formule préétablie pour dire à un enfant adopté ses origines, ses racines, celles de ses parents ou grands-parents. Comme il n’y a pas de formule pour être parent. On se lance pour quelques décennies d’aventure.

 

Bricolez votre conversation avec votre enfant et, si vous estimez que ça ne va pas, contactez un psy (psychologue, psychiatre, psychothérapeute), psychanalyste.

 

Il pourra vous être utile dans votre aventure.

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