Faire face à la perte d'un enfant, paris 9

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Faire face à la perte d'un enfant, paris 9

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Quand des parents sont confrontés à la perte de leur fille ou de leur fils, le sentiment de douleur extrême peut être immédiat. Parfois la mère exprime sa douleur immédiatement. Le père reste dans une certaine stupeur et exprimera la mort de son enfant bien plus tard.

 

En vérité, personne n’est prêt pour un tel événement. Comment faire lorsque des parents sont confrontés au décès de leur enfant ?

 

La première chose à faire est de ne pas nourrir le tabou. Les personnes décèdent et nous avons pris cette habitude magique de croire que les parents partent – la manière hypocrite de dire qu’ils décèdent – avant leur enfants.

 

Personne ne sait quand il mourra. Dès les premiers moments dans le ventre de sa mère, l’être est passible de rencontrer la mort.

 

La perte de l’enfant touche d’abord le narcissisme des parents. Investir trop quelqu’un, produit toujours des effets de perte immense. D’ailleurs quelques-uns sachant cela, peuvent ne pas investir leur enfant, le laissant dans un état d’abandon, lui laissant croire qu’ils ne l’aiment pas quand, à vrai dire, ils l’aiment tellement que, par peur de le perdre, ils l’abandonnent, comme une forme de mort de l’être chéri.

 

La perte de l’enfant ne doit pas être un motif pour les parents de se laisser aller. Pour éviter d’être aspiré par cette souffrance, ils peuvent rencontre un psy pour exprimer une douleur qu’eux seuls pourront dire avec précision. La douleur de la perte d’un enfant n’est jamais égale à la douleur que vit un autre parent. Les propositions de groupe de parole peuvent aider à exprimer la douleur, à souffrir et pleurer ensemble. C’est louable du point de vue humanitaire, mais cela n’est pas suffisant. Il y a des parents qui pleurent depuis des décennies le décès de leur nourrisson, de leur bébé, de leur adolescent. Et c’est justement de cela qu’il s’agit. C’est le leur. Cette propriété de l’être aimé n’aide pas le parent à tourner la page et reprendre la route de sa vie.

 

Rencontrer un psychothérapeute ou un psychanalyste, qu’elle ou qu’il soit psychologue ou psychiatre de formation n’entre pas en ligne de compte. L’objectif d’une psychothérapie est de faire en sorte que les parents endeuillés puissent cesser la culpabilisation, quitter la position de parent abandonné et reprendre leur existence.

 

Le deuil est douloureux comme n’importe quel deuil. Le problème est qu’un certain nombre de parents (mère et père), n’arrivent pas à faire leur deuil. Ils souffrent en silence ou en produisant des symptômes les plus variées. La dépression, l’anorexie, l’anxiété, les troubles d’humeur, l’agressivité, le manque d’appétit sexuel sont des manières de signaler à son entourage, et à soi-même, que ça ne va pas.

 

Aider les parents qui ont perdu un enfant est une tâche délicate car, parler de la perte de l’enfant c’est l’enterrer définitivement, dans son cœur. Par culpabilité, par punition, beaucoup des parents préfèrent maintenir l’enfant perdu en le souffrant tous les jours, parfois au détriment des enfants vivants. Enfants qui se sentent coupables d’être en vie et qui, parfois, font des symptômes comme des troubles du comportement, difficulté à l’école, le collège ou au lycée, comme une manière de signaler que, malgré eux, ils sont en vie.

Survivre à la mort de son enfant. Les parents ne doivent pas survivre à la mort de leurs enfants. Une telle formule, trouvée dans un magazine féminin, coince les parents. L’enfant mort doit être enterré psychiquement.

 

Si vous avez du mal à faire votre deuil, contactez le 01 47 70 56 02.

 

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