Etre nymphomane et en parler, Paris 9

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Etre nymphomane et en parler, Paris 9

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Du point de vue médical, l’exacerbation est une augmentation régulière ou épisodique de l’intensité d’une maladie. Il est possible ainsi, de parler d’exacerbation des signes cliniques, des symptômes. Par exemple, exacerbation de la fièvre.

Peut-on parler de la nymphomanie, on parle aussi de sex-addict, comme d’une maladie ?

Ou encore, comment une « exacerbation pathologique des besoins sexuels chez les femmes en raison de causes physiques ou psychiques », comme disent les médecins, se traduit par un comportement déréglé lié au désir ?

Il faut d’abord dire que je ne suis pas très convaincu qu’il faille pathologiser la nymphomanie car je pense qu’il ne s’agit pas d’une maladie mais d’une souffrance, même s’il est possible de trouver des symptômes obsessionnels, des troubles bi-polaires, des psychoses non-déclenchées.

Il n’y a pas pire que les hommes pour parler de la sexualité des femmes. Et cela, non pas parce qu’ils sont hommes mais, parce qu’ils sont des hommes, ils n’ont pas beaucoup d’expérience de la sexualité féminine.

Quand les psys – psychothérapeutes, psychiatres, psychologues, analystes – écrivent sur la sexualité féminine, il est possible d’interroger d’où sort leurs autorité en une telle matière. En grattant davantage, très souvent, il s’agit des élaborations issues de leur propre esprit, parfois de leurs fantasmes, comme la définition du dictionnaire évoquée plus haut.

Prudent, Freud avait parlé le moins possible sur la sexualité féminine, sollicitant les dames pour nous éclairer.

Quelques-unes ont confondu organisme et corps, je pense à la Princesse Bonaparte qui a mutilé son clitoris pour s’approcher d’une jouissance qui concerne, pour les femmes, un rapport intime entre la parole et l’imaginaire.

Plus proches de l’affaire que les analystes femmes, et surtout les analystes hommes, les poètes, qu’ils soient femmes ou hommes. Et cela parce qu’ils sont intimes du verbe qui frotte le corps.

Marguerite Duras disait que les femmes jouissent d’abord par les oreilles, Vinicius de Moraes conseillait aux hommes que, « pour vivre un grand amour » – le titre de sa poésie –, « il faut être sacré gentilhomme, faire du corps une demeure où la femme aimée s’enferme, et se poster devant avec une épée, pour vivre un grand amour ».

Dans les deux cas, chez Marguerite et Vinicius, l’érotisme est au rendez-vous, par l’oreille, par le corps, par une sexualité douce, pimentée qui ne concerne que les amants.

Comment comprendre que, à un moment donné, la sexualité se déchaîne ?

Il faut mettre l’accent sur la pauvreté de la vie sexuelle des personnes. Quand des jeunes filles apprennent que désirer est un péché, que le sexe est sale, qu’il est très grave de ne plus être vierge, l’amour devient haine.

Quand des adultes méchants, de toute évidence ayant une sexualité pervertie par la culpabilité de leur désir normaux, enseignent, prêchent, répudient des jeunes gens qui s’approchent du sel de la vie, il ne faut pas s’étonner que, une fois déchaînée, la pulsion veuille jouir. Elle cherche un au-delà du plaisir, puisque le plaisir simple, tendre est devenu objet de culpabilité.

Pour soigner le déchaînement nymphomaniaque – soigner parce quelques personnes souffrent – de ce déchaînement – en se refusant à dormir, s’alimenter, ou en s’alimentant trop, en devenant déprimée d’une situation qu’elles ne contrôlent pas.

Dans ces situations où la culpabilité est plus forte contactez le 01 47 70 56 02.

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