Election présidentielle française 2017 Propositions ( I )

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Election présidentielle française 2017 Propositions ( I )

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Fernando de Amorim

Paris, le 23 février 2017

 

 

Il est su que la réussite internationale des écoles de commerce françaises est due à la flexibilité de s’adapter de chaque étudiant. Cette flexibilité, qui manque cruellement à l’université, fonctionne ici à merveille. 

 

En lisant Le Point aujourd’hui, j’apprends que les grandes écoles de commerce ont le vent en poupe. Les raisons de leur réussite m’intéressent au plus haut point puisque le RPH – Réseau pour la psychanalyse à l’hôpital – Ecole de psychanalyse, est dans cette voie de réussite également. Et cela depuis des années.

 

En tant que président du RPH, je ferais quelques propositions au futur président de la République.

           

Pendant que quelques analystes sont devant les tribunaux, que d’autres disent des inepties tout en se disant psychanalystes lacaniens, que d’autres encore se plaignent de ce que les CMP ferment et que la place de l’enseignement de la psychanalyse s’amenuise à l’université, pendant ce temps donc je témoigne que les jeunes cliniciens français vont bien, à condition de suivre les indications de Freud et de Lacan, indications que j’avais rectifiées car, faire science ce n’est pas copier ou répéter, c’est actualiser à partir de la clinique.

 

Les étudiants en psychologie sont celles et ceux qui nourrissent aujourd’hui les rangs des nouveaux psychanalystes. Il y a quelques années, un ministre de la République avait ironisé sur ces mêmes étudiants en se demandant s’ils allaient gagner leur vie en s’analysant entre eux.

 

Comme disait Philippe de Macédoine, c’est avec les gens qui ne nous aiment pas qu’il est possible d’apprendre le plus sur soi.

 

Ainsi, pour quelle raison les étudiants d’école de commerce et les étudiants du RPH réussissent-ils ? Parce que les écoles de commerce ont un cursus adaptable. Au RPH, le parcours est fait selon le rythme clinique de chaque étudiant. C’est leur rapport au patient qui leur indiquera – et qui m’indiquera – qu’ils avancent. Et s’ils n’avancent pas, l’affaire sera traitée dans leur psychanalyse personnelle, dans leur supervision individuelle ou de groupe.

 

Quand je défends une école française de psychanalyse, je fais référence à l’enseignement de Freud et de Lacan en France. Les analystes qui sont reconnus dans le monde et qui représentent la psychanalyse aujourd’hui sont français et issus de l’enseignement de Lacan.

 

Ma visée est la professionnalisation, comme c’est le cas de ces écoles de la réussite. Les membres du RPH qui ont commencé leur psychanalyse en première ou deuxième année universitaire, ont commencé à recevoir des patients à la CPP-Paris IXe alors qu’ils étaient encore étudiants – ce qui était illégal – et à la sortie de la faculté, leur diplôme obtenus, ils peuvent se dire cliniciens – et pas cliniciens uniquement sur le papier – car, ils se sont constitués une clientèle. Quelques jeunes diplômés se sont installés dans leurs cabinets quelques mois après la fin de leurs études.

 

Cette réussite professionnelle les pousse à gagner correctement leur vie avec leur travail, travail qu’ils aiment puisqu’ils travaillent avec plaisir.

 

Laisser la jeunesse absente du monde pendant leurs études de psychologie ou de psychiatrie représente une perte de temps pour eux, pour les patients et pour la société. Il faut changer la loi pour que, comme les études de commerce, d’architecture, d’économie, les futurs psychanalystes français puissent être représentatifs d’une France jeune et dynamique.

 

Pour conclure, je demande au nouveau gouvernement d’autoriser les étudiants de première année de psychologie et de psychiatrie qui souhaitent devenir des cliniciens – psychothérapeutes ou psychanalystes –, de légaliser leur exercice clinique pendant leur parcours universitaire dans le cadre de la CPP (Consultation publique de psychanalyse). Je demande aussi que les locaux publics soient confiés à ces jeunes pour qu’ils puissent commencer à recevoir des patients et toucher l’argent de leurs consultations. Comme l’unique école psychanalytique à proposer une telle formation théorique et clinique est le RPH, il faut que les responsables des écoles entrent en contact avec nous pour aligner leur formation clinique sur la nôtre, puisqu’elle apporte la preuve que son enseignement paye.

 

Il y va de l’avenir que nous souhaitons pour notre pays. Et l’avenir se construit avec le désir.

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